Cinéma

du mercredi 20 au dimanche 24 novembre

La Cordilleres des songes

Vostfr

Mercredi 20 novembre 20h30

Visages Villages

Jeudi 21 novembre 20h30

Abominable

Samedi 23 novembre 15h30

Mon chien stupide

Samedi 23 novembre 21h00

Debout sur la montagne

Dimanche 24 novembre 15h30

Le Traître

Vostfr

Dimanche 24 novembre 18h30

Au Chili, quand le soleil se lève, il a dû gravir des collines, des parois, des sommets avant d’atteindre la dernière pierre des Andes. Dans mon pays, la cordillère est partout mais pour les Chiliens, c’est une terre inconnue. Après être allé au nord pour Nostalgie de la lumière et au sud pour Le bouton de nacre, j’ai voulu filmer de près cette immense colonne vertébrale pour en dévoiler les mystères, révélateurs puissants de l’histoire passée et récente du Chili.

Agnès Varda et JR ont des points communs : passion et questionnement sur les images en général et plus précisément sur les lieux et les dispositifs pour les montrer, les partager, les exposer.
Agnès a choisi le cinéma.
JR a choisi de créer des galeries de photographies en plein air.
Quand Agnès et JR se sont rencontrés en 2015, ils ont aussitôt eu envie de travailler ensemble, tourner un film en France, loin des villes, en voyage avec le camion photographique (et magique) de JR.
Hasard des rencontres ou projets préparés, ils sont allés vers les autres, les ont écoutés, photographiés et parfois affichés.
Le film raconte aussi l’histoire de leur amitié qui a grandi au cours du tournage, entre surprises et taquineries, en se riant des différences.

Tout commence sur le toit d’un immeuble à Shanghai, avec l’improbable rencontre d’une jeune adolescente, l’intrépide Yi, avec un jeune Yeti. La jeune fille et ses amis Jin et Peng vont tenter de ramener chez lui celui qu’ils appellent désormais Everest, leur nouvel et étrange ami, afin qu’il puisse retrouver sa famille sur le toit du monde. Mais pour accomplir cette mission, notre trio de choc va devoir mener une course effrénée contre Burnish, un homme puissant qui a bien l’intention de capturer la créature car elle ressemble comme deux gouttes d’eau à celle qu’il avait fortuitement rencontrée quand il était enfant. 

Henri est en pleine crise de la cinquantaine. Les responsables de ses échecs, de son manque de libido et de son mal de dos ? Sa femme et ses quatre enfants, évidemment ! A l’heure où il fait le bilan critique de sa vie, de toutes les femmes qu’il n’aura plus, des voitures qu’il ne conduira pas, un énorme chien mal élevé et obsédé, décide de s’installer dans la maison, pour son plus grand bonheur mais au grand dam du reste de la famille et surtout de Cécile, sa femme dont l’amour indéfectible commence à se fissurer.

Stan, Hugo et Bérénice ont grandi dans les montagnes. Ils étaient inséparables. 15 ans plus tard, devenus des adultes un peu abimés par la vie, ils se retrouvent dans le village de leur enfance. Ces retrouvailles permettront-elles de renouer avec la fantaisie, l’insouciance et la joie de leurs premières années ?

Au début des années 1980, la guerre entre les parrains de la mafia sicilienne est à son comble. Tommaso Buscetta, membre de Cosa Nostra, fuit son pays pour se cacher au Brésil. Pendant ce temps, en Italie, les règlements de comptes s’enchaînent, et les proches de Buscetta sont assassinés les uns après les autres. Arrêté par la police brésilienne puis extradé, Buscetta, prend une décision qui va changer l’histoire de la mafia : rencontrer le juge Falcone et trahir le serment fait à Cosa Nostra.

Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs

Tarif plein : 6,50€ / tarif réduit : 4,50€ (enfant, étudiant, bénéficiaire de minimas sociaux) / -14 ans : 4€ (sur présentation de justificatif) / Abonnés : 5 places pour 27€ (valable 6 mois)

Zoom sur le film de la semaine

VISAGES VILLAGES

« Agnès Varda et JR partent en vadrouille pour faire un film, au fil du temps et des images, au gré des rencontres et des envies. « Le hasard a toujours été mon meilleur assistant », dit-elle. La cinéaste de 88 printemps qui a débuté comme photographe et le jeune artiste photographe de 33 ans qui expose sur les murs du monde entier montent dans un camion ressemblant à un gros appareil photo, en route pour l’aventure. Ils dialoguent entre eux, se chamaillent gentiment (elle voudrait tant qu’il enlève ses lunettes noires ; il s’interroge sur le casque blanc et rouille qui lui sert de coiffure) et s’amusent à créer ensemble des images. Ils photographient une ribambelle de villageois semblant croquer dans une baguette infinie ; offrent à Janine, dernière habitante d’un coron, son image en grand sur la façade de sa petite maison du Nord — « Que puis-je dire ? », demande-t-elle bouleversée devant le résultat — ; ou mettent en lumière sur des containers empilés trois femmes de dockers au Havre…Comme dans un jeu de piste, un coq-à-l’âne, un Marabout-bout d’ficelle, une idée en entraîne une autre, saugrenue, rigolote, poétique. Ils imaginent des moments ludiques et singuliers qu’ils partagent avec les gens. Et avec nous spectateurs, ravis devant tant d’inventivité joyeuse, de complicité artistique. Ils parlent d’eux, et d’art. De cinéma, aussi. Ils se font des scènes, se refont une scène, le temps d’une traversée du Louvre à toute vitesse qui nous émeut et nous fait rire aux éclats. Le temps passe et ils parlent de ça, du temps qui passe. Des yeux d’Agnès qui ne voient plus très bien, de ses jambes qui lui font dire : « J’ai mal à mes escaliers ». Ils prennent le train pour la Suisse, dans l’espoir d’y rencontrer, à Rolles, Jean-Luc Godard, non pas « un vieil ami », mais « un ami de longue date », qu’Agnès avait réussi à photographier jadis sans ses éternelles lunettes noires… Tiens donc… Ce qui se passe ensuite, on vous le laisse découvrir, pour ne pas dévoiler plus avant ce film léger, charmant, bouleversant, qui met les larmes aux yeux et le bonheur au cœur. »

Critique paru dans « Bande à Part ».